Hommes féminins ?
Mais, tiens,
bizarrement, tous trois ont été qualifiés de féminins en raison de leurs traits fins et réguliers et de leur sensibilité.
Quelle vision tristement formatée et fausse de l'homme et du féminin...
Les caractéristiques physiologiques de la femme sont : des hanches larges, des seins, du gras, une musculature plus faible que celle des hommes.
Ni Prince, ni Bowie, ni Hrithik Roshan n'ont ces caractéristiques. D'ailleurs, s'ils les avaient, certaines des plus belles femmes du monde n'auraient vraisemblablement pas fini dans leur lit.
La
vision culturelle actuelle de ce qu'est un homme féminin est biaisée
par la croyance que la sensibilité ou la finesse sont des vertus
féminines. Or ce n'est pas le cas.
Objectivement, on ne peut se baser que sur la physiologie pour déterminer ce qu'est un homme féminin. C' est un homme gras, avec un peu de seins, des muscles peu toniques, des hanches assez larges et une tendance à bouger davantage le bassin que les épaules quand il avance. Sur le plan psychique, si l'on observe les caractéristiques qui vont assez souvent avec ce type de profil (mais pas toujours), la personne est souvent plutôt passive et comme ralentie.
Un
homme masculin est l'inverse, charpenté et dynamique. Sa musculature le pousse à l'action et au mouvement.
Cela mécontente certaines
féministes qui estiment que les hommes sont trop dans l'action et pas assez dans
l'être alors qu'à l'époque actuelle, il faudrait revenir à l'être. Donc... les castrer ? Il
me semble qu'au contraire, à une époque où les crises s'additionnent les unes
aux autres à un rythme effarant, nous avons urgemment
besoin d'hommes musclés pour agir vite et puissamment.
Arrêtons
donc les discours fondés sur des préjugés et de la haine...
Oui,
les hommes ont maltraité les femmes, les enfants et les animaux
pendant des siècles et c'est insupportable - d'autant que cela
continue largement - , mais focalisons-nous donc sur ce que nous voulons plutôt
que rester dans la plainte. Quand les hommes ne sont pas exploités au
travail et quand ils ont résolu leurs problématiques psychiques les
plus graves (avec un thérapeute, par exemple) plutôt que sombré dans l'alcool ou
la drogue, ils ne sont ni violents, ni maltraitants. L'ennemi à
abattre n'est donc pas l'homme mais le système qui le pousse à bout ainsi que toutes les modalités relationnelles manipulatoires ou malsaines qui existent.
Les femmes poussées à bout ne sont, d'ailleurs, pas meilleures que les hommes, elles sont juste moins enclines aux violences physiques (pour des raisons physiologiques), mais leurs paroles sont parfois des poisons violents.
Nous avons tous besoin de bonnes conditions relationnelles et sociales. Battons-nous donc ensemble pour cela.
Et en tant que femmes, tenons notre rôle spécifique, car nous en avons un aussi à tenir : nous sommes physiologiquement et donc psychologiquement plus souples que les hommes or la gestion des problèmes environnementaux demande justement beaucoup de souplesse. Notre point de vue nuancé et plein de recul, puisque nous sommes moins dans l'action qu'eux, est également absolument essentiel. Par ailleurs, nous avons développé au fil du temps de meilleures aptitudes langagières et relationnelles or le monde a cruellement besoin de ces qualités.
Le
pire empereur de Chine fut une femme ; Pasteur, Mozart, Hugo furent
des hommes. Le bien n'est pas genré, le mal non plus.
Soyons donc
femmes à fond et laissons les hommes être hommes à fond (et si l'on est transgenre, soyons ce que l'on veut).
Pour le bien de tous.