La réponse, c'est la question

Il m'arrive parfois d'écouter de vieilles chroniques économiques ou politiques. Récemment c'étaient celles de 2009 et j'étais étonnée de leur actualité, y compris sur le plan technologique ou de la désinformation.
Notre pensée patine. Les mêmes problèmes se représentent et on cherche à y appliquer les mêmes remèdes qui ne fonctionnent pas, sans jamais prendre assez de hauteur, sans jamais regarder assez loin, sans avoir d'objectifs assez ambitieux. Et cela ne va pas nous aider de croire que l'IA pourrait nous aider sur ce plan car son but est juste de récupérer de l'information déjà existante et de la structurer, pas d'apporter du neuf.
La solution, c'est la question. Einstein disait que l'intelligence est la capacité à se questionner. Pour préciser sa pensée : il ne s'agit pas de se demander si cette année ce sont les chaussettes roses ou les jaunes qui sont à la mode... On se fixe un objectif et on questionne la nature des différents obstacles pour l'atteindre. On cherche à en comprendre les causes réelles et les causes de celles-ci, ainsi que les causes des causes des causes. On questionne autour de soi pour obtenir différents points de vue et les points de vue sur les points de vue. On questionne pour évaluer la pertinence des solutions qu'on envisage, sur tous les plans. On questionne pour avoir une idée complète de leur impact, tout près et très loin. Encore et encore des questions. Et alors, la réponse est parfois toute simple mais juste très éloignée des problèmes qui semblaient faire obstacle au départ.
Alors pour être un grand peuple, éduquons les enfants à poser des questions, encourageons les citoyens à en poser et posons-nous en mutuellement : cela demande un petit effort au départ mais cela a un effet rajeunissant bien meilleur que toute crème anti-rides !
Autour de moi, je n'entends que des certitudes. Parfois totalement délirantes, d'ailleurs. Jamais de questionnements qui déclenchent une recherche de réponses qui passe la prise en compte d'avis opposés ou par une observation attentive.
Alors oui, on ne va nulle part.
Ah si : dans le mur.